église de Trizay, paroisse saint-Lubin du Perche, Nogent le Rotrou

Saint-Martin

Dès son origine…

La petite église romane de Trizay, dépendant de la chatellenie de Nogent-le-Rotrou, est dédiée à saint Martin, évêque de Tours, dont la fête est le 11 novembre (célébrée le dimanche le plus proche). Une ordonnance royale du 7 mars 1835 a décrété la réunion de trois communes : Trizay, Saint-Serge et Coutretôt, ce qui provoqua de vives querelles, chacune des communes voulant sauvegarder son église. Finalement, on en a démoli deux sur les trois et en 1867, on se décida à agrandir l’église de Trizay, et l’aspect primordial de l’église s’en trouva fortement modifié. La nef fut agrandie de 5 mètres dans sa partie occidentale, comme en témoignent les pierres de soubassement extérieur. On bâtit un joli clocher porche à trois portes et une tourelle. Les fenêtres romanes ont été élargies au profit de fenêtres ogivales : six dans la nef et deux fois deux dans le chœur. 242 communes, en France, portent le nom de ce Martin de Tours ; quant aux églises dont il est le patron, il faut, sans aucun doute, multiplier ce chiffre par 10 ; c’est dire la réputation de saint Martin. Ce militaire romain, originaire de Hongrie, se trouvait en 334 en garnison à Amiens. Un jour, à cheval, il rencontre un mendiant dans la rue, grelottant de froid. Martin n’hésite pas, il tranche son manteau et le partage avec le mendiant. La nuit suivante, en songe, lui apparaît le Christ sous les traits du mendiant. Martin réalise la parole de Jésus.

Quelques années plus tard…

Martin, avec Hilaire de Poitiers, créa le premier monastère de la Gaule à Ligugé, près de Poitiers. Il en sera l’abbé (supérieur) une dizaine d’années. Les Tourangeaux vinrent le chercher pour en faire leur évêque. Martin prit sa nouvelle mission à cœur. Il fonda le monastère de Marmoutiers, près de Tours, où il vécut lui-même et entreprit l’évangélisation des campagnes. Il envoya ses moines en mission, en particulier dans la Beauce et le Perche. Âgé de plus de 80 ans, en novembre 397, Martin meurt lors d’une de ses missions, à Candes, au bord de la Loire.

Les vitraux…

(Exécutés par la maison Huchet du Mans).

Dans la nef, 6 vitraux retracent la vie de Saint Martin (partage du manteau, renversement des idoles, célébration de la messe avec un catéchumène, sur son lit de mort).

Dans le chœur, à gauche, deux vitraux représentant saint Martin et saint Brice et, à droite, saint Serge et saint Bach (patrons de l’ancienne église de la commune de Saint-Serge).

Le mobilier : Les trois autels sont du 18e siècle, l’un au fond de l’abside, les deux autres à l’entrée du chœur (à gauche, dédié à Marie, la Vierge aux raisins, l’autre à saint Joseph). Ces autels sont surmontés de colonnes avec chapiteaux corinthiens soutenant de grosses volutes de pierre. À leur sommet, des statues en pierre provenant de l’église de Coutretôt et 6 vases en pierre de la même origine. De chaque côté du maître-autel, les statues de saint Martin et saint Brice.

 

Trizay-Coutretôt-Saint-Serge, paroisse saint-Lubin du Perche, Nogent le Rotrou

Horaire des messes

Evêque (✝ 397)
Les Églises d'Orient l'appellent aussi "saint Martin le Miséricordieux". Il est né en Pannonie, l'actuelle Hongrie, sur les frontières de l'empire romain où son père était en garnison. A 15 ans, il est soldat car la loi romaine obligeait les fils de soldats à s'enrôler dans l'armée. Il est muté en Gaule et c'est là, qu'à Amiens, il rencontre le pauvre grelottant à qui il donne son manteau (*) et dont il apprend durant la nuit que c'est le Christ qui lui a fait cette demande. Il hésitait à devenir chrétien, il s'y décide enfin. Il quitte l'armée pour rejoindre saint Hilaire à Poitiers. Avec lui, il fonde le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou. C'est là qu'il sera enlevé par les habitants de Tours qui en font leur évêque. Mais l'ancien soldat devenu chrétien ne s'enfermera pas dans sa cité. Il évangélisera parcourant les campagnes jusqu'à sa mort, à Candes, sur les bords de Loire, disant: "Seigneur, s'il le faut, garde-moi en vie, car je ne refuse pas le labeur."
>> En savoir plus

Chapelle Saint-Serge

Près de Trizay…

Sur la route de Nogent, cette petite chapelle construite en 1860 par le général de Tremon. Sur la façade fi gure le quatrain de Pibrac : « Si l’amour de Marie en ton cœur est gravé, en passant, n’oublie pas de lui dire un Ave ».


Saint Serge

Martyr en Syrie, avec son compagnon Bacchus (✝ v. 300)
On vénérait leur tombe à Rosafa, 200 kms à l'est d'Alep en Syrie, dès la fin du 3ème ou du début du 4ème siècle. Serge aurait été un officier supérieur romain, commandant avec son collègue Bacchus une troupe d'élite composée de Barbares, appelée la Schola Gentilium. Ils furent tous deux dénoncés comme chrétiens et confessèrent courageusement leur foi. Bacchus meurt sous la flagellation; Serge, après divers tourments dont il sort indemne, est finalement décapité. Il ne reste que quelques ruines de ce qui fut un centre de pèlerinage d'une richesse inouïe. Au 6ème siècle, on bâtit même une muraille de trois mètres d'épaisseur entourant un rectangle de 500 mètres sur 100 mètres pour protéger des voleurs les dons que faisaient les pèlerins.
L'église des Ukrainiens à Rome, place de la Madonna dei Monti, leur est dédiée (Parrocchia Sergio e Bacco degli Ucraini, en italien)
À Rosafa en Euphratésie de Syrie, au IIIe ou IVe siècle, les saints Serge et Bacchus, martyrs.