église de Soizé, paroisse saint-Lubin du Perche, Nogent le Rotrou

Saint-Thomas

Le sanctuaire de Saint-Thomas de Soizé…

Présente un réel intérêt, tant pour l’amateur de peintures que pour le curieux qui s’intéresse à notre belle statuaire. Le bâtiment par lui-même a conservé quelques petites fenêtres de l’époque romane sur sa façade occidentale, mais des modifications ont été opérées au cours du XVIe siècle, comme en témoigne la porte, sur le côté, de style Renaissance. D’autres transformations ont lieu à la fin du XIXe siècle : ainsi la chapelle nord fut-elle édifiée en 1863. Les nombreuses peintures, essentiellement du XVIIe siècle, ont été restaurées en 2006. Elles forment un ensemble harmonieux consacré à Jésus Sauveur du monde et ses douze Apôtres. À l’origine réparties dans l’église, elles ont été rassemblées en un seul tenant lors de la restauration.

Un livre, ouvert ou fermé – ou un rouleau…

Est figuré sur chacune des représentations des disciples, et souligne par ailleurs l’importance de la Bible. Ces tableaux constituent un précieux témoignage sur le renouveau spirituel de l’époque et le regard porté sur l’art par le courant issu de la Contre- Réforme : l’image a le pouvoir de susciter la foi et de l’entretenir. Dans la chapelle au nord, des statues en pierre : saint Sébastien, sainte Marie Madeleine, sainte Barbe, et au sud des statues en bois : saint Antoine de Padoue, saint Marcou, saint Jacques le Majeur. Un très beau Christ du XVIe siècle sera bientôt remis en place.

Soizé, étymologiquement

« le lieu des saules », abritait un prieuré de moines jusqu’à la Révolution appartenant à l’abbaye de Thiron et qui fut fondé par Guillaume Gouët et sa famille en 1117 : le prieuré Saint-Gilles des Châtaigniers (nom lié aux arbres) ; on peut encore l’admirer non loin du village, sur la route de St.-Bomer. Une statue de saint Gilles provenant des Châtaigniers est présente en l’église. Saint Gilles fait partie de la longue liste des saints guérisseurs. Au Moyen Âge, le culte de saint Gilles était très important, non seulement en Provence et dans le Languedoc, mais dans la plupart des pays de la chrétienté. Il est toujours invoqué pour les peurs enfantines, les convulsions, les dépressions, par exemple en Normandie dans l’Eure à Bernay ou encore dans le Calvados, à Touques. On le fête le 1er septembre.

Comme c’est souvent le cas…

La vie du saint s’est peu à peu enrichie d’épisodes merveilleux au fi l des siècles. On sait pourtant qu’il est né à Athènes et que très vite il s’est illustré par des miracles, mais va fuir sa renommée et se retirer dans une forêt non loin de Nîmes, dans le Gard. Il meurt aux environs de l’an 720. Saint Gilles est souvent représenté avec une biche, car selon la légende une biche poursuivie par des chasseurs se réfugia dans sa grotte et vint se coucher à ses pieds. Elle le nourrira même de son lait. C’est elle aussi qui provoquera sa rencontre avec le roi Wisigoth Wamba : poursuivie par la meute royale, elle vint se blottir auprès de son ami. Le roi découvrit alors le saint ermite blessé par la flèche d’un chasseur. Ému, il lui offrit une terre pour y bâtir un monastère.

 

Soizé, paroisse saint-Lubin du Perche, Nogent le Rotrou

Horaire des messes

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Saint Thomas

Apôtre (1er s.)
Thomas appelé Didyme (le Jumeau) fait partie du petit groupe de ces disciples que Jésus a choisis, dès les premiers jours de sa vie publique, pour en faire ses apôtres. Il est "l'un des Douze" comme le précise saint Jean (Jean 20. 24). Le même Jean nous rapporte plusieurs interventions de Thomas, qui nous révèlent son caractère. Lorsque Jésus s'apprête à partir pour Béthanie au moment de la mort de Lazare, il y a danger et les disciples le lui rappellent: "Rabbi, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider." Thomas dit alors aux autres disciples: "Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui." Dans cette parole est préfiguré le martyre futur de celui qui, dès le début, a donné sa vie à Jésus. Lors du dernier repas, lorsque Jésus annonce son départ, c'est Thomas, la gorge nouée sans doute, qui pose la question :"Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment saurions-nous le chemin?" Thomas l'incrédule (miniature du XIIe siècle)- "Je suis le chemin, la vérité et la vie", répond Jésus. Mais, c'est grâce à ses questions et à ses doutes que Thomas, doit sa célébrité. Le voici qui revient d'on ne sait où: "Nous avons vu le Seigneur!" - "Si je ne vois pas dans les mains la marque des clous, si je ne mets pas ma main dans son côté, non, je ne croirai pas." Pour la postérité, il a reçu le qualificatif d'Incrédule.

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