églises de Nogent-Le-Rotrou, paroisse saint-Lubin du Perche

Saint-Hilaire

L’église St.-Hilaire…

Se dresse majestueusement au bord de l’Huisne et son style ogival flamboyant fait la fierté des Nogentais. C’est la plus grande des églises de la ville, son origine remonte au Xe siècle et appartenait au diocèse de Sées (Orne), puis elle a été donnée à l’abbaye de St.-Denis en 1031. On peut apercevoir des éléments primitifs en haut du bas-côté sud. Nogent est construit ainsi, plusieurs bourgs ou quartiers différents, autour d’un marécage asséché depuis. En haut, le château avec sa collégiale, près du marécage, Notre-Dame des Marais (démolies l’une et l’autre), puis St.-Laurent au bourg St.-Denis et de l’autre côté, St.-Hilaire.

Sa reconstruction et son agrandissement…

Datent des XVe et XVIe siècles. Le chœur polygonal fut d’abord édifié en murs pleins et éclairés par de petites ouvertures, les sept fenêtres actuelles n’ayant été percées que vers la fi n du XVIe siècle. La construction de la nef fut entreprise en 1506 avec une voûte lambrissée, puis appareillée en briques et plâtre dans le courant du XIXe siècle. C‘est en 1560 que fut édifiée la tour-clocher, dans le style de la Renaissance. Elle est surmontée d’une lanterne, entourée d’une galerie ouvragée reflétant bien le goût de l’époque. La proximité de l’Huisne a valu au sol de St.-Hilaire d’être rehaussé à plusieurs reprises en raison des inondations récurrentes : aussi la base des piliers est, elle, désormais cachée dans le sol. D’autres facteurs, liés à l’urbanisme, ont conduit l’église à paraître plus basse qu’elle ne l’est à cause des modifications apportées au tracé des routes au XIXe siècle, contrairement à l’église de Beaumont- les-Autels qui, pour les mêmes raisons semble avoir pris de l’altitude… On notera en effet que la route de Bellême passait jadis au nord de l’église. La construction de la ligne ferroviaire contraignit à l’édification d’un nouveau pont et d’une nouvelle route au sud de l’église, sur l’emplacement du cimetière, qui fut transféré non loin de là, rue de la Fuye. L’église St.-Hilaire a bien évolué au fil du temps et des besoins liturgiques. Après avoir été fermée pendant 17 ans pour diverses dégradations, elle a été réouverte à la Pentecôte 2013. La municipalité, la paroisse, l’association de sauvegarde y œuvrent en harmonie. Il y a encore du travail à réaliser : on peut toujours adhérer à l’association. Parmi les trésors de notre église, on remarquera une très belle statue polychrome de Ste Catherine, du XVIe siècle, un vitrail de Lorin du XIXe, un autre vitrail de la Fuite en Égypte datant de 1948, un émouvant Christ aux Liens, un Christ à la colonne. Ne manquons pas de méditer sur l’évolution des objets et des styles au fil des siècles, sur les transformations qui soulignent bien la constance de la foi des hommes à travers des expressions parfois tellement différentes

Saint-Laurent

Édifice surprenant à bien des égards…

L’église Saint-Laurent constitue un ensemble d’une grande et belle sobriété tout en recélant bon nombre de trésors. L’histoire du lieu est fort ancienne puisqu’une première chapelle dédiée à Sainte Marie-Madeleine est attestée dès le XIe siècle. Les moines de l’abbaye Saint-Denis, toute proche, l’ont bâtie parce que les fidèles n’avaient plus l’autorisation de se rendre aux offices quotidiens dans l’abbatiale dont subsistent de forts intéressants vestiges que l’on peut toujours apercevoir de la rue Saint Denis. L’église actuelle date du XV-XVIe siècle, de style gothique. C’est l’église paroissiale du bourg Saint-Denis. De l’extérieur, on peut observer que l’abside est prolongée par une construction qui enjambe la rue. C’était le logis du prévôt de l’abbaye et dessous, c’était le porche d’entrée de l’abbaye. L’église était entourée par l’un des principaux cimetières de la ville, qui a été déplacé voici une centaine d’années. Le joli clocher couronné, d’un style Renaissance, a été restauré tout récemment. Son unique cloche s’appelle Marie-Joseph. Dans l’entrée, on est frappé par l’ambiance très sobre, monastique, de l’église. Une première curiosité se remarque : les colonnes séparant la nef des bas-côtés sont octogonales d’un côté et cylindriques de l’autre, signe que l’église a été agrandie plusieurs fois entre le XVe et XVIIe siècle.

Au milieu de la nef, à droite…

La croix du XIVe siècle. Le Christ en bois sculpté porte une couronne de royauté et non une couronne d’épines. C’est le Christ de gloire, vainqueur de la mort. En face, la chaire pour proclamer la parole de Dieu et la prédiction, avant l’époque des sonos. Cette chaire provient de la collégiale Saint-Jean, proche du château, on voit encore les deux lettres : SJ. La statuaire est riche à Saint-Laurent. Les grandes statues du chœur en pierre polychrome du XVIIe siècle représentent, de gauche à droite : sainte Catherine d’Alexandrie avec un livre et la palme du martyre, saint Laurent, diacre de l’église de Rome, une des martyrs les plus célèbres, brûlé vif sur le gril en 258, saint Pierre avec les clés et les chaînes, sainte Marie-Madeleine, celle qui a suivi Jésus jusqu’au calvaire et fut, la première, au matin de Pâques, à recevoir la révélation de la résurrection de Jésus. Au milieu de l’abside, le tabernacle où se trouvent conservées les hosties consacrées à la messe, signe de la présence du Seigneur. C’est pourquoi le tabernacle est toujours éclairé. Sur la droite du chœur, remarquons une statue moderne, la Vierge à l’enfant. Puis, toujours sur la droite, nous pouvons admirer l’imposante mise au tombeau (XVe & XVIe siècle) attribué à l’école d’Auxerre et qui provient de l’église Notre-Dame des Marais détruite en 1798. La contemplation du tombeau où le Christ descendu de la croix fut déposé et d’où il ressuscita, renvoie chaque homme à sa propre mort et au passage vers la vie éternelle.

Au-dessus de la mise au tombeau…

Une petite fenêtre grillagée par laquelle le prévôt de l’abbaye pouvait surveiller l’intérieur de l’église. Dessous, la statue de sainte Anne et l’éducation de Marie (terre cuite peinte du XVIIe siècle). Le statuaire compte encore une dizaine de pièces en bois polychrome, pierre ou marbre : parmi elles, saint Michel, saint Paul, saint Roch, saint Blaise, sainte Apolline, sainte Marguerite d’Antioche, saint Gilles, etc. et deux magnifiques Piéta, l’une en bas du côté nord et l’autre en haut. L’ensemble des vitraux sont du XIXe siècle, sauf ceux au fond de l’église qui datent des années 1948 : au centre, l’arbre de Jessé (des ateliers R.Lardeur, Paris) et devant le baptistère, les biches s’abreuvant à la source (Gabriel Loire, Chartres). Signalons encore un tableau, peint en 1805, le martyr de saint Laurent, d’un peintre nogentais, Méliand, élève de David.

Saint-Jean Baptiste

L’église Saint-Jean-Baptiste…

A été consacrée en juin 1971. À la différence des trois autres églises de Nogent-le-Rotrou, celle-ci est moderne et a été conçue en fonction de la manière de célébrer la messe renouvelée par le Concile Vatican II. Ce sont les paroissiens du quartier des Gauchetières qui ont tout mis en œuvre pour la construction de cette église. Elle est mise sous le patronage de saint Jean-Baptiste parce qu’il est honoré à Nogent depuis fort longtemps. Les Rotrou, seigneur de Nogent, avaient fait construire tout près du château Saint- Jean une collégiale sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste. À l’église Notre-Dame, on conserve un reliquaire qui aurait contenu une relique de saint Jean-Baptiste rapportée des croisades par un Rotrou.

Jean-Baptiste…

Est le cousin de Jésus, fils de Zacharie et d’Élisabeth. Sa mission fut de préparer le chemin de Jésus, de l’annoncer. Et Jésus viendra se faire baptiser par lui en se mêlant à la foule qui se pressait au Jourdain, reconnaissant ainsi le besoin de conversion.

L’extérieur de l’église…

Ne paye pas de mine, elle s’insère dans un quartier neuf. Mais l’intérieur est très chaleureux. Trois cents places autour de l’autel, exprimant que c’est l’assemblée qui célèbre la messe avec le prêtre. Au-dessus de l’entrée, la statue en pierre de Saint-Jean-Baptiste vient, en accord avec la municipalité, de l’église Notre-Dame. La peinture, au-dessus, a été offerte par un prêtre qui a desservi cette église. À la droite de l’entrée, la statue de la Vierge à l’enfant vient de la chapelle des sourds-muets, l’Institut Beulé, donnée par les sœurs de la Sainte-Famille qui dirigeaient alors cet institut. Au fond, au mur de l’autel, un Christ souffrant (sans croix) offert par un paroissien dont la fille était très malade.

Notre-Dame

L’histoire de l’église Notre-Dame…

Au centre de la ville, se confond avec celle de l’Hostel Dieu de Nogent qui fut bâti en 1182, et dont elle était la chapelle. Elle ne comportait alors qu’une seule nef et son style illustre la transition entre l’art roman et l’art gothique. Comme la Maison-Dieu abritait les pèlerins indigents en route vers Compostelle on la plaça sous le vocable de Saint-Jacques, et le cimetière qui fut à l’emplacement de l’actuelle place Sully jusqu’au XIXe siècle était connu de même sous le joli nom de Saint Jacques de l’Aumône.

Ici, le visiteur sera surpris dès l’abord par l’absence de clocher… La chronique rapporte que les moines de Saint-Denis n’ont pas voulu permettre aux frères de Saint-Jacques d’édifier un clocher qui dominât le leur… ainsi notre église demeura-t-elle curieusement démunie de clocher ! L’Angélus y est sonné pourtant trois fois par jour, puisque l’église a deux cloches…

L’Angélus est une prière…

D’origine monastique du Moyen Âge qui commémore l’Annonciation, c’est-à-dire l’annonce faite à Marie par l’Ange de la naissance de Jésus qu’elle enfantera au jour de Noël. Cette dévotion est récitée dans l’Église latine trois fois par jour, matin, midi et soir. À ces heures la cloche de l’Angélus est sonnée.

Notre-Dame ne devint église paroissiale…

Qu’après la Révolution, à la suite de la destruction de Notre-Dame des Marais, en 1798, dont elle reçut le nom, et dont elle hérita la superbe crèche en terre cuite polychrome qui a miraculeusement survécu à la tourmente révolutionnaire. Une crèche à la charnière du XVIe et XVIIe siècle. C’est probablement l’œuvre d’artistes italiens venus à Nogent à la demande de la seconde femme de Sully. À l’origine, il y avait dans cette crèche 12 grands sujets, il n’y en a plus que 10, ainsi que les anges et l’enfant Jésus vulnérable et nu rappelant le psaume 40 « Tu n’as pas voulu de sacrifi ce, alors j’ai dit : je viens. » Lire sur le mur à droite toutes les explications.

La contemplation de ce groupe…

Émerveillé par la naissance d’un enfant renvoie chaque homme à l’image connue et heureuse du nouveau-né. Pour le chrétien, il signifie l’Incarnation de Dieu fait homme.

Les Grandes Orgues…

Ont été reconstruites en 1843 et ont nécessité 5 000 heures de travail ! Elles proviennent de l’ancien couvent des Oiseaux à Paris. La musique est un langage universel qui relie symboliquement la terre au ciel et invite à élever l’esprit et le cœur vers Dieu : ainsi peut-elle devenir prière aussi bien que les mots. Les deux bas-côtés ont été édifiés dans le courant du XIXe siècle pour répondre aux besoins de la communauté des fidèles. On ne quittera pas ces lieux sans visiter le tombeau de Sully : à la veille de sa mort, Sully demanda à ce que sa sépulture soit élevée dans la chapelle de l’Hôtel-Dieu, ce qui était impossible puisqu’il était protestant. Elle fut donc installée, avec l’accord des religieux, dans la rotonde au chevet de l’église actuelle (montez par la rue de Sully pour contourner l’église).

La statue exécutée par Barthélémy Boudin en 1642, représente le grand ministre d’Henri IV dans son costume de cérémonie. À côté de lui, son épouse, Rachel Cochefi let, issue d’une famille percheronne.

Chapelle de l’Aubépine

Sur la route de Trizay…

Avant Pados, se dresse au bord de la route une petite chapelle fl amboyante construite en 1863. À leur départ de l’hôpital, les sœurs de St.-Vincent-de-Paul en fi rent don à la paroisse. Tous les ans, à la fête de la Visitation (31 mai) un pèlerinage s’organise du château St.-Jean jusqu’à la chapelle.

 

Nogent-Le-Rotrou, paroisse saint-Lubin du Perche

Ouverture des églises

Notre-Dame
9h - 18h tous les jours
Saint-Laurent
15h - 17h du 15 juin au 15 septembre et lors des offices
Saint-Hilaire
15h - 17h du 15 juin au 15 septembre et lors des offices

Horaire des messes

Pape (46 ème) de 461 à 468 (✝ 468)
Pape et confesseur.
Il naquit en Sardaigne et nous le trouvons d'abord légat de Pape de Rome, défendant la vraie foi lors du "brigandage d'Ephèse" en 449 où fut rétablie la doctrine d'Eutychès qui niait les deux natures du Christ en l'unité d'une seule personne". Le patriarche saint Flavien est déposé; Hilaire qui a protesté comme légat du Pape, est expulsé par les gardes et doit fuir pour ne pas être arrêté. 
Successeur de saint Léon le Grand, il confirma en Occident les conciles de Nicée, Ephèse et Chalcédoine. En Occident son activité est connue dans trois domaines : la lutte contre les hérésies, l'affirmation de l'autorité disciplinaire de Rome et les constructions dans la Ville.
Il construisit plusieurs églises et chapelles dans Rome, soutient l'évêque d'Arles en Gaule et rappelle l'Église d'Espagne à une meilleure fidélité à l'Eglise de Rome. 
On ne connaît rien de ses relations avec l'Orient chrétien.
À Rome sur la voie Tiburtine, près de saint Laurent, en 468, la mise au tombeau du pape saint Hilaire, qui succéda à saint Léon le Grand, et écrivit des lettres confirmant la foi catholique des Conciles de Nicée, Éphèse et Chalcédoine, et mettant en lumière le primat du siège de Rome.
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Saint laurent

Diacre et martyr à Rome (✝ 258)
La "passio" de St Laurent, rédigée au moins un siècle après sa mort, n'est pas crédible. Le récit prétend que Laurent, diacre du pape saint Sixte II, fut mis à mort trois jours après le martyre de ce dernier et qu'il fut brûlé à petit feu sur un gril, ce qu'on ne souhaite à personne. La plupart des auteurs modernes estiment qu'il fut décapité, comme Sixte. Quoiqu'on pense de la valeur des "acta", il n'en reste pas moins que Laurent a toujours été vénéré, en Orient comme en Occident, comme le plus célèbre des nombreux martyrs romains (voir la liste chronologique, autour des années 258-259...). Les écrits des saints Ambroise, Léon le Grand, Augustin et Prudence témoignent de ce culte(*).
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Saint Jean Baptiste

Nativité de saint Jean Baptiste (1er s.)

L'ange Gabriel dit à Marie au jour de l'Annonciation: "Voici qu'Élisabeth, ta parente, en est à son sixième mois." Trois mois plus tard, l'Église fête donc la naissance de Jean-Baptiste, le précurseur du Messie. Parce qu'un doute l'avait saisi, lors de l'annonce de l'ange, sur la fécondité tardive de sa femme, Zacharie, l'époux d'Élisabeth, avait perdu l'usage de la parole. La naissance de Jean lui délie sa langue afin qu'elle proclame "son nom est Jean." Nom qui signifie, Dieu fait grâce. A Jean, Jésus rendra ce témoignage: "Parmi les enfants des femmes, il n'en est pas un de plus grand que Jean-Baptiste." Dès avant sa naissance, Jean avait reconnu le Christ et tressailli d'allégresse en sa présence. Plus tard, il le baptisera et guidera vers lui ses meilleurs disciples, s'effaçant pour lui laisser la place "Voilà ma joie, elle est maintenant parfaite. Il faut qu'il grandisse et que je diminue."
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