église de Marolles-Les-Buis, paroisse saint-Lubin du Perche, Nogent le Rotrou

Saint-Vincent

Cette église est dédiée…

A saint Vincent : né en Espagne, ordonné diacre par Valère, évêque de Saragosse, ils furent tous deux les premières victimes de la persécution déclenchée, en 304, contre les chrétiens par l’empereur Dioclétien. Ils furent conduits, enchaînés, à Valence pour comparaître devant le gouverneur de la province. Vincent déclara avec éloquence que rien, jamais, n’aurait raison de leur fi délité au Christ. Il fut alors soumis à la torture, et c’est joyeux de confesser sa foi qu’il rendit le dernier soupir. Vincent devint un saint très populaire en Occident. On ne sait pas pourquoi il est devenu le patron des vignerons.

La nef romane de l’église de Marolles…

Est celle qui avait été donnée aux moines de Thiron vers 1115. Les proportions de cette église première ont pratiquement été doublées au XVe siècle par l’adjonction d’un porche à l’ouest, surmonté d’un clocher massif avec tourelle d’escalier extérieure, et d’un chœur plus étroit que la nef à l’est.

Une église n’est pas une construction comme une autre…

Chacun des éléments qui la constituent revêt une signification particulière, un sens symbolique. Ainsi en est-il du porche ou de la porte d’entrée. La porte, généralement monumentale, même dans une église de village, conduit de la rue au sanctuaire, du domaine profane vers le domaine sacré. Ouverte sur un mystère, c’est un lieu de passage entre deux états, et sa valeur est dynamique : elle invite à franchir, à faire progression vers… L’église est généralement orientée d’ouest en est : ouest, l’entrée, l’est, le chœur ; le cheminement se fait donc vers le côté où le jour se lève, et c’est bien le Jour du retour du Christ vainqueur, le Christ de gloire, que les fidèles attendent avec foi et espérance. Et relisons maintenant l’Évangile de Jean (10, 1-10) qui nous dit que le Christ est la véritable porte, la Porte du passage vers le Père. C’est aussi ce qui nous est rappelé au tympan des portes des cathédrales où fi gure le Christ qui accueille ceux qui entrent pour leur offrir d’aller avec lui vers son Père…

Aujourd’hui d’aspect pyramidal…

La toiture du clocher de l’église Saint- Vincent de Marolles était à l’origine en forme de cloche surmontée d’un lanternon. Les fenêtres du chœur au côté sud ont été modifiées à l’époque du gothique flamboyant et elles ont reçu au XVIIe siècle des vitraux, aujourd’hui classés.

Le mobilier est moderne…

De style néogothique, et la statuaire est de bonne facture. On peut découvrir également une pierre tumulaire et un intéressant bas-relief. Sur le mur à gauche dans la nef on voit deux stèles à la mémoire de deux curés dont la longévité sur place a été exceptionnelle. Le nom que porte le village depuis seulement un siècle ne semble pas avoir trouvé d’explication. Il peut toutefois nous permettre d’évoquer les rameaux de buis de la procession du Dimanche qui précède la Passion. De par sa croissance lente, sa grande longévité et ses feuilles persistantes, le buis est un symbole d’immortalité. Dans les pays du Sud et à Jérusalem, on célébrait dès le IVe siècle l’entrée triomphale de Jésus dans la ville par une procession avec des palmes. Cette fête s’est répandue en Occident un peu plus tard et les buis ont remplacé les palmes qui ne croissaient pas chez nous.

Chapelle Sainte-Barbe

Non loin du bourg…

En allant vers le maquis de Plainville, se situe une petite chapelle construite au XVIe siècle à l’emplacement d’une plus ancienne chapelle.

Le maquis de Plainville…

Appartient aux mouvements de résistance constitués pour répondre, au printemps 1944, à la volonté stratégique de disposer de forces de combat à l’ouest, en vue de protéger un éventuel débarquement allié en Normandie. Formé à partir de résistants et de réfractaires au STO répartis dans le Perche, il s’est constitué en unité de combat en juin 1944 sous les ordres du commandant « Saint Clair » (Bernard Clavel), chef des FFI d’Eure-et-Loir et animé par le capitaine « Duroc » (Gabriel Herbelin). De 50 hommes début juin, le maquis atteignait 160 combattants, le 11 août 1944. La chapelle St.-Hilaire des Noyers leur servait de lieu de culte le dimanche. Le choix du site de Plainville répondait aux exigences d’un maquis et présentait de nombreux atouts : présence d’eau, possibilités de ravitaillement, discrétion et isolement… Outre l’évacuation des aviateurs alliés tombés dans le secteur ouest de l’Eure-et-Loir, les maquisards participèrent à de nombreux accrochages et coups de main sur les routes, les voies ferrées et les lignes téléphoniques. Leur action la plus connue fut la libération de Nogent-le-Rotrou du 9 au 11 août 1944, avant l’arrivée des troupes américaines.

 

Marolles-Les-Buis, paroisse saint-Lubin du Perche, Nogent le Rotrou

Horaire des messes

église ouverte tous les jours
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Saint Vincent

Diacre de Saragosse, martyr à Valence (✝ 304) (avec son frère saint Oronce et saint Victor) La vie du patron des vignerons s'est tellement améliorée au cours des temps qu'il est difficile de démêler l'histoire de la légende. Trois faits sont historiques: il était diacre; il sut dominer les plus cruels supplices et, malgré ses souffrances, il chantait, riait et répondait avec humour aux humeurs de son tortionnaire, au point que saint Augustin dira de lui: "A travers cette ténacité, on discerne la puissance de Dieu." "Vincent, diacre de Saragosse, fut mis à mort à Valence (Espagne) avec son évêque Valère en 304 ou 305, après avoir subi la torture. Comme Laurent de Rome, Vincent offre le modèle accompli du service dans l'Église: ministre de l’évêque pour l’offrande du sacrifice et le gouvernement de la communauté, le diacre doit l’accompagner aussi à l’heure suprême du témoignage. Son culte, très répandu dans les pays de vignobles, le fut également à Viviers, où la Cathédrale lui fut dédiée dès le VIe siècle. Vincent signifie 'vainqueur', et la liturgie joue volontiers sur le sens de son nom." (Saint Vincent, diacre et martyr - Titulaire de la cathédrale et patron du diocèse - Église catholique en Ardèche)

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Sainte Barbe

Vierge et martyre (✝ 235)
ou Barbara, illustre martyre de Nicomédie dont le culte fut largement répandu dès le Ve siècle tant en Orient qu'en Occident. 
Sa vie est surtout faite de traditions pour ne pas dire de légendes. Son bourreau aurait été frappé par la foudre d'où l'origine de la dévotion populaire qui l'invoque contre les dangers d'une mort subite provoquée par le feu ou l'électricité. 
Il semble que cette barbare (Barbara) fut introduite dans le cirque de Nicomédie sans que les spectateurs, parmi lesquels se trouvaient des chrétiens, ne connaissent son nom. Sommée une dernière fois de sacrifier l'encens à l'empereur, elle refusa. Quand les chrétiens vinrent demander son corps, ils ne purent la nommer que "une jeune femme barbare", Barbara. 
Il en est d'ailleurs de même pour beaucoup d'autres martyrs: René (rené par le baptême), Christian (un chrétien), Christophe (un porte-Christ) etc..  

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