église de La Bazoche-Gouët, paroisse saint-Lubin du Perche, Nogent le Rotrou

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Saint Jean-Baptiste

Robuste et massive…

L’église Saint Jean-Baptiste demeure une intéressante expression du style gothique flamboyant, témoin de la pénétration des courants artistiques jusque dans nos campagnes. Elle retient l’attention dès l’abord par le riche décor de son portail latéral contrastant avec l’austère façade occidentale.

Nous sommes ici dans le Perche-Gouët…

Territoire qui naquit vers le milieu du XIe siècle de la réunion de cinq baronnies. Son joli nom lui vient de Guillaume Gouët, turbulent seigneur qui possédait en propre Montmirail, La Bazoche et Authon. Son mariage lui permit d’ajouter à ses possessions Alluyes et Brou. L’étymologie du mot Bazoche est probablement issue du mot latin Basilica, basiique, lieu de rassemblement au temps des Romains, un des modèles dont se servirent les chrétiens pour construire leurs églises. Le village est le seul des cinq baronnies qui ait gardé le nom de ces seigneurs du Petit Perche. Dans ce pays de collines, de forêts, de sources et de rivières, les moines défricheurs vinrent fonder un premier prieuré ; l’église St. Jean-Baptiste est mentionnée dès 1144 dans une charte du monastère, mais il faudra attendre le XVIe siècle pour voir la nef romane aux lourds contreforts de grison s’élargir au sud cependant qu’apparaîtront les éléments décoratifs sculptés dans la pierre. Le clocher surmonte une tour intérieure datée de 1548. Les vitraux de l’abside ont été restaurés au XVIIe siècle : ils représentent des scènes de la Passion ainsi que le blason des Bourbon-Conti, seigneurs du lieu à cette époque. Sur les vitraux de la chapelle de gauche, on reconnaîtra le couronnement de Marie, la Vierge Marie de Chartres et de Lourdes. Dans celle de gauche, saint Gourgon, jeune officier romain, martyrisé en 303. À sa fête, le 9 septembre, on vient en pèlerinage pour guérir des douleurs. L’amateur admirera le bel état du mobilier néo-gothique, en particulier la chaire (autrefois lieu de la Parole) où figurent quatre grands docteurs de l’Église : saint Jérôme, saint Grégoire le Grand, saint Augustin et saint Ambroise, ayant à leurs pieds les symboles des quatre évangélistes. Le Chemin de Croix en tôle émaillée, daté de 1897, est aussi intéressant.

Il ne faudrait pas considérer…

La célébration du Chemin de Croix comme une dévotion vieillie et plus ou moins abandonnée : il s’agit là d’un rituel à la fois inspiré par des mystiques et réglementé par des experts dans le symbolisme sacré. Cette cérémonie d’origine franciscaine remonte au XIVe siècle et se déroule le vendredi et pendant le Carême, surtout le Vendredi Saint. Elle consiste généralement en une procession, interrompue par des arrêts devant les quatorze tableaux appelés Stations. Cette marche ponctuée par la lecture, la méditation, des prières, des chants, représente avant tout un cheminement à la suite de Jésus portant lui-même sa croix. Pour le croyant, c’est un pèlerinage à la suite du Christ et en communion avec tous les chrétiens, un itinéraire dynamique qu’il faut emprunter à la suite du Sauveur.

Le nombre de stations est fixé à quatorze depuis le XVIe siècle ; notons qu’une quinzième station est parfois ajoutée pour évoquer la Résurrection : c’est le cas du Chemin de croix moderne de la cathédrale d’Évry, et à Lourdes.

La Chapelle des Bois

La chapelle des Bois…

Que l’on trouve à la sortie de la Bazoche, vers Chapelle Royale, date du XIe siècle. Elle est consacrée à Notre-Dame. C’est un exemple caractéristique de chapelle rurale, en pierre de la région (silex et grison). Elle a connu différentes transformations jusqu’au XIXe siècle, en particulier celle du clocher, reconstruit en 1827, après qu’il a été détruit par un ouragan. Elle est en cours de restauration.

 

La Bazoche-Gouët, paroisse saint-Lubin du Perche, Nogent le Rotrou

Horaire des messes

église ouverte tous les jours de 9h à 17h sauf le dimanche après midi
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Saint Jean Baptiste

Nativité de saint Jean Baptiste (1er s.)

L'ange Gabriel dit à Marie au jour de l'Annonciation: "Voici qu'Élisabeth, ta parente, en est à son sixième mois." Trois mois plus tard, l'Église fête donc la naissance de Jean-Baptiste, le précurseur du Messie. Parce qu'un doute l'avait saisi, lors de l'annonce de l'ange, sur la fécondité tardive de sa femme, Zacharie, l'époux d'Élisabeth, avait perdu l'usage de la parole. La naissance de Jean lui délie sa langue afin qu'elle proclame "son nom est Jean." Nom qui signifie, Dieu fait grâce. A Jean, Jésus rendra ce témoignage: "Parmi les enfants des femmes, il n'en est pas un de plus grand que Jean-Baptiste." Dès avant sa naissance, Jean avait reconnu le Christ et tressailli d'allégresse en sa présence. Plus tard, il le baptisera et guidera vers lui ses meilleurs disciples, s'effaçant pour lui laisser la place "Voilà ma joie, elle est maintenant parfaite. Il faut qu'il grandisse et que je diminue."

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