église de Combres, paroisse saint-Lubin du Perche, Nogent le Rotrou

Notre-Dame

Les moines de Thiron…

S’implantèrent ici et y construisirent la première église mentionnée à Combres, dès 1147. Si les fondations sont du XIIe siècle, l’église que nous voyons aujourd’hui remonte au XVIe, comme le confirment toutes les dates relevées sur le monument. L’église de Combres est dédiée à Notre-Dame. Au XVIIe siècle, saint Antoine en devint le second patron. La décoration est composite, des formes de style grec ou classique se côtoient. La voûte de l’église Notre-Dame est tapissée de remarquables lambris peints, le chœur offre une profusion de formes et de couleurs, tout y est enluminé, et la statuaire est fort riche. La crosse-potence située au sommet du retable constitue une curiosité très rare : elle cache une poulie, et ce dispositif permettait autrefois de faire descendre la colombe au moment de l’Eucharistie. Jugée un peu trop spectaculaire, cette pratique fut peu à peu délaissée au cours du siècle dernier. Dans l’Église ancienne, la « colombe eucharistique » avait la même fonction que celle du tabernacle : on y conservait précieusement les hosties consacrées, le pain eucharistique, corps du Christ pour la communion des fidèles. Elle était suspendue : la sainte Réserve était en place d’honneur, et en sécurité.

Souvent appelée…

« Sainte Communion » l’Eucharistie – le mot signifie « action de grâce », se fonde sur la Cène, le dernier repas de Jésus avec ses Apôtres. L’Eucharistie constitue l’un des sept sacrements de l’Église catholique. L’assemblée autour du prêtre actualise ce que Jésus a fait avec ses disciples : « Prenant du pain, il leur donna en disant « Ceci est mon corps livré pour vous ». Pour un chrétien, l’Eucharistie est donc la source et le sommet de toute vie : c’est le partage par lequel on devient ensemble le « Corps du Christ ».

Ne manquez pas de méditer…

Devant le bas-relief de la « Dormition de la Vierge » enchâssé dans le retable. Mère de Jésus, Marie est la plus grande figure du Nouveau Testament après son Fils. Des faits les plus marquants de son existence, on peut retenir la Visite de l’Ange, dans l’évangile de saint Luc, que l’Église célèbre le 25 mars, jour de l’Annonciation. L’Ange du Seigneur lui révèle le projet de Dieu : elle sera la mère du Messie attendu. La réponse de Marie est un acte de disponibilité fervente et entière, une acceptation libre et heureuse :

La « dormition »…

Représente le dernier sommeil de Marie. Dans la tradition des Églises d’Orient, c’est alors que le Christ, entouré des apôtres, vient accueillir sa sainte Mère. Dans la tradition latine, la glorification de Marie est plutôt exprimée par son Assomption, après avoir connu la mort comme son Fils, elle est corporellement élevée par les anges. Voici donc en cette modeste église percheronne une représentation familière aux chrétiens d’Orient.

L’écrivain J.K. Huysmans…

Explique dans son roman L’Oblat : « La Vierge ne mourut, ni de vieillesse, ni de maladie : elle fut emportée par la véhémence du pur amour. Et son visage fut si calme, si rayonnant, si heureux, qu’on appela son trépas la dormition. »

 

Combres, paroisse saint-Lubin du Perche, Nogent le Rotrou

Horaire des messes

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