Édito mai 2020 + vidéos de nos prêtres

Tous au Cénacle !

 

  La Pentecôte est arrivée une seule fois dans l’histoire et elle doit se reproduire tous les jours de notre vie, comme elle se produit une fois l’an dans le temps liturgique. Comme toutes fêtes chrétiennes, elle est à la fois mémoire d’un événement passé et passage d’une grâce actuelle qui nous invite à une conversion morale et une transformation divine : du vice à la vertu, du péché à la grâce, de l’esclavage à la liberté.

Pour cette année, nous sommes rejoints par le fait que l’heure soit au confinement : « Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères. » (Ac 1, 14) « Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours, ils se trouvaient réunis tous ensemble. » (Ac 2, 1)

Il apparaît donc un axe 2020 pour notre ouverture à l’Esprit Saint : celle du passage de l’extérieur à l’intérieur. Mais plus encore de l’intérieur de nos maisons à l’intériorité de nos cœurs. En effet, très sollicité par l’activité, les écrans, le zapping, nous sommes souvent pris au piège, affairés et inquiétés pour bien des choses… mais « une seule est nécessaire » dira Jésus à Marthe (Lc 10, 42) et saint Augustin de décrire sa vie avant sa conversion : « Tu étais en moi et moi j’étais dehors, et je te cherchais là-bas, en me jetant, difforme, sur ces formes de beauté que sont tes créatures. Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi… Tu m’as appelé… je t’ai goûté et j’ai faim de toi, soif de toi ; tu m’as touché et j’ai brûlé d’ardeur pour la paix que tu donnes. » (Saint Augustin, Confessions X, 27). L’intériorité est aussi l’attitude mariale par excellence. « Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur » (Lc 2, 19). Ainsi, sans pouvoir nous rendre à l’Église, accueillons la Mère de l’Église dans nos maisons et laissons-la nous conduire sur ce chemin de l’intériorité.

Père Louis-Marie CUISINIEZ