Édito juillet-août 2020

Au revoir et merci

« Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, et va vers le pays que je te montrerai. » Gn12,1

Depuis la toute première expérience de notre père Abraham, invité à quitter sa patrie et la maison de son père, Dieu appelle et se révèle. C’est ainsi au cours de l’histoire plusieurs personnes hommes et femmes ont fait ce bond dans l’inconnu parmi lesquels je me suis retrouvé d’abord comme baptisé et ensuite comme prêtre de Jésus-Christ.

Trois années passées au milieu de vous me voilà encore prêt à partir comme Abraham et surtout accepter l’inconnu auquel Dieu m’invite.
La route de la foi est l’expression qui décrit le mieux toute notre existence, sur les traces d’Abraham et de tous les croyants après lui. ». La difficulté du chemin, avec ses lourdeurs quotidiennes et tant d’événements déroutants, ne doit pas nous faire oublier la grandeur du terme, la « patrie bienheureuse » qui nous attend et où toute fatigue sera oubliée. Les quelques joies naturelles qui viennent récompenser, de temps en temps, nos patients eforts, ne sont-elles pas le signe de la joie plénière dont notre Père céleste veut nous combler ?
Merci pour ces moments partagés au milieu de vous et avec vous. Et je suis sûr que la joie de l’annonce de l’Evangile vient consoler et combler tout l’espace creusé en nous par toute sorte de dépouillement. C’est ce que la Lettre aux Hébreux loue chez nos Pères dans la foi : « C’est dans la foi qu’ils moururent tous sans avoir reçu l’objet des promesses, mais ils l’ont vu et salué de loin, et ils ont confessé qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre » (Heb 11, 13).

Au père curé et l’équipe sacerdotale, à tous et à chacun : Merci (français), ékouchè (yorouba), obrigado (portugais), a mun klwa (baoulé), thank you (anglais) ………

Père Lucien Zomahoun