Pour nous aider à prier au temps du Covid-19

Afin de maintenir une vie de prière et une communion en Église autour du Christ…

Vous trouverez ci-après des propositions liturgiques, spirituelles  et communautaires.

Avec l’obligation de confinement, nous ne pouvons vivre le rassemblement communautaire ni vivre la célébration de la messe et recevoir le corps du Christ dans l’eucharistie…

Pour donner sens à nos dimanches privés d’assemblée et d’eucharistie, nous sommes invités à nous laisser rejoindre par le Christ autrement. En prenant un temps pour être en communion avec nos frères et sœurs, eux aussi isolés,  en méditant la Parole, en célébrant la Liturgie des Heures… “pour la gloire de Dieu et le salut du monde”. Nous sommes alors en communion spirituellement les uns avec les autres et c’est le Christ qui fait de nous son corps.

“Il est là présent dans sa parole, car c’est lui qui nous parle tandis qu’on lit dans l’Église les Saintes Écritures. Il est là présent lorsque l’Église prie et chante les psaumes…” (Concile Vatican II, Sacrosanctum Concilium 7)

Lorsque l’on ne peut communier, pour différentes raisons, et qu’on ne peut recevoir ni le Corps, ni le Sang du Christ, on peut néanmoins vivre une “communion spirituelle” ou “communion de désir”.

La grâce, c’est-à-dire la vie de Dieu, nous est communiquée habituellement par les sacrements. Il s’agit d’un “contact direct” avec Jésus, comme lorsqu’Il touche les yeux de l’aveugle. En effet, c’est Jésus qui continue à nous toucher par les sacrements, tout spécialement lorsque nous recevons le corps du Christ. Il nourrit notre âme.

La communion spirituelle, ou communion de désir, est l’union du cœur avec Jésus présent dans l’eucharistie . Elle n’est pas réalisée par la réception du sacrement mais par le désir de cette réception. On peut y avoir recours en cas d’empêchement à recevoir la communion sacramentelle quelle qu’en soit la cause.

La communion spirituelle nécessite trois actes : 

1/ la foi en la présence réelle de Jésus au Saint-sacrement

2/ l’acte de désir par lequel on s’approche de l’autel en esprit comme si on recevait l’hostie des mains du prêtre

3/ l’action de grâce vécue de la même manière que si l’on avait communié sacramentellement.

N’oublions pas qu’il y a un sacrement dont nous ne sommes jamais privés : notre baptême. Notre ancien évêque aimait à dire : ” Ne dites pas j’ai été baptisé mais je suis baptisé”. Depuis notre baptême, la Trinité habite dans “le ciel de notre âme” (sainte Elisabeth de la Trinité). N’oublions jamais notre grâce baptismale !

Liturgie domestique : pourquoi célébrer en famille ? Comment ?

Tout baptisé est prêtre (dans la prière et la participation à la liturgie), prophète (dans l’annonce, par toute sa vie, de la résurrection du Christ) et roi (dans le combat contre le mal et par l’exercice de la charité dans le service). Il peut prier et méditer la Parole de Dieu, partout où il se trouve.

Une communauté familiale est une “communauté domestique” dit Vatican II. Elle est Eglise à plus petite échelle lorsqu’elle par l’action de grâce à Dieu, la prière ensemble, l’écoute du Christ dans sa Parole et sa mise en pratique, le soin les uns des autres…

“Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux” Evangile selon saint-Mathieu 18, 20

Pour que le dimanche reste le « jour du Seigneur », la tradition de l’Eglise propose la célébration de la liturgie de la Parole :

  • Organiser le lieu (coin prière, icône, bougie…)
  • Organiser le temps de prière en choisissant le conducteur de prière, les lecteurs… 
  • Chercher les textes sur AELF ou sur un missel
  • Choisir les chants (Chantons en Église…), les écouter sur You tube…