Édito février 2020

“La vie consacrée”

Le 2 février, fête de la Présentation du Seigneur au temple, est aussi le jour où l’église célèbre la vie consacrée.

La vie consacrée est « la forme de vie stable par laquelle des fidèles (…) se donnent totalement à Dieu aimé par-dessus tout (…) pour la construction de l’Église et le salut du monde »  afin de parvenir  « à la perfection de la charité dans le service du Royaume de Dieu » (Code de droit canonique ; canon 573 § 1). Bien qu’en fait et en droit tout chrétien soit “consacré” au Christ par son baptême, cette expression est appliquée à la vie religieuse et souligne le caractère public d’un engagement plus radical. Le propre de la vie consacrée est de prendre pour base les conseils évangéliques de pauvreté, de chasteté et d’obéissance.

Après le Concile œcuménique Vatican II, on a vu apparaître des formes de vie consacrée nouvelles ou renouvelées. Dans de nombreux cas, il s’agit d’Instituts semblables à ceux qui existent déjà, mais nés de nouveaux élans spirituels et apostoliques. Ces nouvelles formes de vie consacrée, qui s’ajoutent aux anciennes, témoignent de la puissance d’attraction que le don total au Seigneur, l’idéal de la communauté apostolique et les charismes de fondation continuent d’exercer sur la génération actuelle. Elles sont aussi le signe de la complémentarité des dons de l’Esprit Saint. On peut distinguer : les instituts totalement consacrés à la contemplation, la vie religieuse apostolique, les instituts séculiers, les sociétés de vie apostolique, les vierges, les ermites et les veuves, les nouvelles expressions de vie consacrée. Malgré une telle variété, l’église conserve une unité fondamentale, car il n’y a qu’un seul appel à suivre Jésus chaste, pauvre et obéissant, dans la recherche de la charité parfaite.

Prions pour les religieuses de la Sainte Famille qui ont servi durant des décennies sur notre paroisse et qui vont rejoindre la maison de retraite de Douvres la Délivrande (Calvados). Que la Sainte Famille de Marie, Jésus et Joseph les garde.

Père Lucien Zomahoun